Samedi 8 août avait lieu la 2e représentation de la Cie du théâtre du Cheval Bavard de Bioussac au théâtre gallo-romain de St-Cybardeaux.
C’était sa 2e date en dehors de son cadre habituel.
Au-moins 2 000 personnes (selon la billetterie) assistaient au spectacle de plein air organisé par la Communauté de Communes du Rouillacais. La présence de Michel Boutant, président du Conseil général et sénateur, et d’une représentante de la Région, était dévoilée.
La Cie du théâtre du cheval bavard était au départ, un centre d’art équestre pour cheval et cavalier, explique sa directrice, Galienne Tonka Wisser. On faisait de tout sauf du sport.
«Ce qui m’intéresse, c’est la relation entre les être humains et le cheval. La question est de savoir comment on va développer l’harmonie entre ces deux êtres : ça passe par la technique. Et ma méthode, c’est l’amour».
L’écurie existe depuis vingt ans, elle a été créée dans une ruine réhabilitée par Galienne Tonka Wisser et son mari, Nicolas Wisser, maraicher biodynamique.
L’association, créée en 2000, est accueillie en tant que résidente dans cette ferme d’agri-culture.
Pour la propriétaire, la question de fond est : qu’est-ce qui nourrit l’homme, aussi bien au niveau alimentaire que spirituel ou intellectuel ? Cette année, le thème du spectacle était, pour sa 1re délocalisation, «Des mots et des chevaux».
L’an prochain, débutera un festival sur trois ans sur le thème, la 1re année : «La nature dans tous ses états, qui est le lien entre le cheval et l’homme ; l’année suivante nous verrons l’art, lien entre l’homme et le cheval et la 2e année, nous tenterons de répondre à la question : que font le cheval et l’homme de l’art et de la nature ?
- Dix ans de spectacle en 2010
La Cie est partie d’un groupe d’artistes différents qui ont décidé d’organiser une soirée pour que Galienne Tonka Wisser puisse présenter son travail, raconte-t-elle. Une 2e soirée a été mise en place et il y avait encore plein de monde. Il fut donc décidé de recommencer l’année suivante. «Des gens reconnus se sont greffés là-dessus. Aujourd’hui, le spectacle est une vitrine pour expliquer mon idée du cheval et de l’être humain et ce qu’on fait au niveau de l’école à l’année».
Toute l’année, l’école propose des stages autour du cheval : elle reçoit des cavaliers qui viennent se perfectionner, des écuyers de spectacle (cinéma), des artistes et des chevaux professionnels de l’art qui vont travailler autour du cheval. «Je vais m’inspirer de leur œuvre pour pouvoir leur dire : ce cheval est vecteur de ça. Ensuite ils vont s’en inspirer pour créer».
Sont également proposés des stages artistiques (peinture, sculpture) toujours autour du cheval.
- Les stages au centre équestre
Des stages au centre équestre sont également proposés avec sa méthode : douceur et respect mutuel.
«Nous avons ouvert cette année, l’atelier «La thérapie du cheval». C’est l’avenir pour moi», confie l’artiste. Je suis soutenue par un docteur en psychologie, Sabine Metta, ce qui valide mon travail». Cet atelier est ouvert à tous.
- Comportementaliste animalière
Outre la création du spectacle annuel dont l’écriture doit être bouclée fin septembre, la «femme qui parle à l’oreille des chevaux» intervient à l’extérieur en tant que comportementaliste animalier sur le cheval avec son cavalier.
Déjà bien occupée, la jeune femme a la tête pleine de projets : «J’ai un mois pour rencontrer les artistes du prochain festival». Déjà, des contacts intéressants suite au spectacle ont été pris. «Elle a aussi un projet de livre et un projet de film.